Sauce soja de Yuasa et environs
Gobo : une petite ville plus profonde qu'il n'y paraît
Aperçu
La plupart des voyageurs ne retiennent de Wakayama que sa côte et ses montagnes, et traversent Gobo sans s'arrêter, cette petite ville du centre de la préfecture, là où la rivière Hidaka rejoint le Pacifique. C'est une erreur. Gobo réunit plusieurs plaisirs sans rapport dans un lieu qui se parcourt en une demi-journée ; les habitants aiment d'ailleurs rappeler qu'une recherche sur la ville fait surgir « village des beautés », « Kitaro » et « fief du ramen » dans la même phrase.
En son cœur, Jinaimachi est un quartier de marchands et de temples né autour du Hongan-ji Hidaka Betsuin et enrichi par le cabotage fluvial ; ses maisons de ville, ses anciens grossistes et ses brasseries de saké comptent des bâtiments classés au patrimoine national, et le plus joli accès reste le Kishu Railway, la plus courte voie ferrée privée du Japon, jusqu'à la gare de Nishi-Gobo. La route Kii-ji du Kumano Kodo traverse la ville en passant par le sanctuaire de Shioya Ouji, réputé accorder de beaux enfants, d'où le surnom de « village des beautés », lié à Miyako-hime, fille de pêcheuse devenue épouse d'empereur.
Pour l'insolite, le parc Sio-thope aligne au bord de l'eau des statues du yokai de manga Kitaro, sans que personne n'en explique vraiment la raison ; et le plat de l'âme locale est le sechi-yaki, des nouilles sautées liées à l'œuf et saisies à la plancha. Gobo est aussi, discrètement, une ville de ramen, avec des adresses citées au Michelin. Horaires et jours de fermeture varient selon les établissements : vérifiez les canaux officiels avant un déplacement spécial.
Au sommaire de l'article
- Une ville où l'histoire fait partie du quotidien
- Curiosité de bord de route : Kitaro et les yokai de Sio-thope
- Le sechi-yaki, qu'est-ce que c'est ?
- Un fief du ramen inattendu
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